Accueil Date de création : 24/04/08 Dernière mise à jour : 25/05/08 21:02 / 122 articles publiés
 

La Palme d'or pour Entre les murs de Laurent Cantet  posté le dimanche 25 mai 2008 21:02

La salle était comble, l’émotion grande, le public prestigieux pour la cérémonie de clôture du 61e Festival de Cannes.

 

Nombreux voyaient Arnaud Desplechin, l'avaient dit gagnant avant même que ne débute le festival et c'est un autre Français, Laurent Cantet qui décroche la Palme d'or avec Entre les murs. 21 ans après Sous le soleil de Satan (1987) de Maurice Pialat, un cinéaste tricolore emporte la récompense suprême. Il est monté sur scène avec toute sa classe, assez classe. La décision fut décernée à l'unanimité. Robert De Niro a remis le trophée tant convoité à la suite d'une standing ovation et un discours décontracté assez marrant.

 

Le Grand prix est allé à Gomorra. L'Italien Matteo Garrone l'a reçu des mains de Roman Polanski peu bavard.

 

Sean Penn et son jury ont tenu à donner un Prix spécial à Catherine Deneuve très touchée et émue et Clint Eastwood très absent.

 

Le grand prix du jury est revenu à Paolo Sorrentino pour Il Divo. Alors que le Turc Nuri Bilge Ceylan est monté sur scène pour prendre le Prix de la mise en scène grâce à Les trois singes

 

Côté interprétation, c'est la brésilienne Sandra Corveloni, bouleversante dans Linha de Passe qui fut sacréé meilleure actrice. Débutante, elle ne pouvait-être présente car victime d'une fausse-couche. Les deux réalisateurs, Walter Salles et Daniela Thomas se sont chargés de remercier le Festival. Chez les hommes, il était imbattable et il gagné. Lui, c'est le Che, alias Benicio del Toro consacré meilleur interprète masculin.

 

Deux fois palmés d'or, Luc et Jean-Pierre Dardenne ont empoché le Prix du scénario pour Le silence de Lorna.

 

L'Anglais Steve Mc Queen est reparti de la Croisette avec la Caméra d'or pour l'impressionnant Hunger. Valeria Gaia Germanica a quand à elle obtenu une mention spéciale pour Ils mourront tous sauf moi.

 

La palme d'or du court métrage est allé au roumain Marian Crisan pour Megatron, une mention spéciale ayant été décernée à Jerrycan de Julius Avery.

 

Edouard Baer a réussi à amuser son public, le public, à dérider une salle pas toujours évidente à gérer. Une salle qui s'est levée pour Cahterine Deneuve et De Niro. Une salle qui s'est poilée en écoutant Valérie Lemercier déclarer sa flamme au meilleur acteur. L'un des grands perdants de la soirée, Valse avec Bashir.

Cannes, édition 61, c'est fini. Vive la 62ième version.

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Premiers Prix  posté le dimanche 25 mai 2008 13:44

Dernier jour de Festival à Cannes. En attendant la cérémonie de clôture et la Palme d'or 2008, prix et récompenses mettent déjà certains cinéastes en émoi.

Delta, qui concourre en compétition officielle, a obtenu hier le Prix de la Critique Iinternationale, décerné par un jury de journalistes. Le film du hongrois Kornel Mundruczo raconte l'amour naissant entre un frère et une soeur dans les contrées sauvages du delta du Danube, en Roumanie.

Le prix Un Certain Regard a, quant à lui, été remis à Tulpan du kazakh Sergey Dvortsevo. Dans la même section, le français Jean-Pierre Sauvaire a obtenu un Prix de l'Espoir pour Johnny Mad Dog, film sur les enfants-soldats en Afrique.


Du côté de la Quinzaine des réalisateurs, Eldorado, de Bouli Lanners, a remporté les Prix Label Europa Cinémas. Ce road movie dans une Belgique fantasmée a donc séduit le jury composé d'exploitants de salles. Dans la même section, Les Bureaux de Dieu de Claire Simon a reçu le Prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques, qui récompense le meilleur film français.

S'il ne remporte pas la Palme d'or, Atom Egoyan pourra toujours se réconforter avec le Prix oecuménique, remis par un  jury composé de chrétiens venus de tous horizons.Adoration, un film, très catholique donc...

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Et le palmarès est...  posté le vendredi 23 mai 2008 19:39

Le Festival n'est pas encore fini que déjà certains prix sont décernés. Mais ne vous faites trop d'idées ou de films, il ne s'agit - que - du palmarès de la Cinéfondation qui récompense de jeunes cinéastes encore en apprentissage.

17 courts métrages étaient cette année en compétition, venus d'Asie, d'Amérique ou d'Europe. Le jury, composé de professionnels aguerris et avertis (Hou Hsiao Hsien, Olivier Assayas, Susanne Bier, Marina Hands et Laurence Kardish) a choisi :

 

Sur la troisième marche, on retrouve ex aequo : Stop du coréen Park Jae-ok ainsi que  Kestomerkitsijät du finlandais Juho Kuosmanen. Kestomerkitsijät comme Signalisation des routes, évidemment.

Sur la deuxième marche, Forbach de la cinéaste française Claire Burger, issue de la Femis. Ce court métrage raconte le retour d'un comédien dans sa ville natale, une ancienne cité ouvrière.

Et le gagnant est...roulement de tambours...Elad Keidan pour Himnon, film israélien.

 

Pour ce qui est de la compétition, il vous faudra encore vous armer de patience. Eh oui, dimanche, c'est loin.

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Des hommes de pouvoirs ?  posté le vendredi 23 mai 2008 12:21

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé se lamentent à l'unisson les deux personnages principaux de Synecdoche, New York et My Magic.

Le premier d'entre eux est un metteur en scène de théâtre, incarné par Philip Seymour Hoffman. Sa femme l'a quitté et a emporté sa fille avec elle. Il est également malade. Pour changer d'air, il va tout simplement déménager sa troupe d'acteurs dans un entrepôt. Ils devront réinventer son quotidien.

Le second est un magicien qui n'a plus de tour dans son sac depuis que sa femme l'a plaqué. La preuve, il est devenu serveur. Mais pour renouer le dialogue avec son fils, il va d'abord renouer avec la magie.


Il Divo est le titre du troisième film en compétition aujourd'hui. C'est également l'un des nombreux surnoms dont était affublé Giulio Andreotti, homme politique italien qui fut 7 fois président du conseil. Le film de Paolo Sorrentino raconte la fin houleuse de son règne, plus que terni par l'ouverture d'une information judiciaire pour ses liens présumés avec la mafia.

 

Demain, les deux derniers films en compétition seront projetés. L'heure du verdict va bientôt sonner !

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Coup de jeune à Cannes  posté le mercredi 21 mai 2008 18:41

Nous voilà à présent au huitième jour du Festival. Deux films concourrent aujourd'hui en compétition officielle : La Frontière de l'aube de Philippe Garrel et Adoration d'Atom Egoyan.

 

Philippe Garrel et Cannes, c'est une longue histoire qui débute en 1968, année où le Festival avait justement été annulé. Pourtant, La Frontière d el'Aube est son premier film en compétition officielle. Le réalisateur y dirige son fils en photographe ainsi que Laura Smet en jeune femme esseulée et déboussolée. Bien évidemment, la rencontre entre les deux personnages ne se fera pas  sans peines...de coeur.

Quant à Adoration d'Atom Egoyan, le film est une mise en abîme, puisqu'un adolecscent  raconte une histoire sur Internet, qui finit par se confondre avec sa vie. Cette histoire est celle d'une femme enceinte dont le fiancé a glissé une bombe dans le sac, alors qu'elle s'envolait pour Israël. Mais le jeune garçon va décider de raconter cet évènement du point de vue du bébé qui n'est pas encore né.

 

Quentin Tarantino donnera enfin la leçon de cinéma à un parterre d'élèves proviliégiés au festival de Cannes.

 

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